Une absence de vision qui dure !

Vous appréciez partager

Alors que l’année 2021 ne fait que commencer, et que nous venons de quitter une saison 2020 d’un point de vue sportif, catastrophique, que ce soit du côté des clubs, des organisations mais surtout des compétiteurs amateurs qui ne sont autorisés à participer à aucune rencontre ni course en tout genre, l’avenir des prochains mois reste bien sombre.

En ce qui concerne le cyclo-cross, pour le monde cycliste, la fin de la partie a été actée très tôt avec l’annulation de tous les championnats sur le sol français ainsi que les épreuves dominicales, que se soit en FFC ou UFOLEP. Actuellement nous devrions nous projeter sur les calendriers route et vtt, pour nous donner de l’espoir. Or, rien ne se décante, que se soit du côté des fédérations ou du ministère des sports qui reste aux abonnés absents. Le sport amateur, comme la culture ou la gastronomie, est relégué au bas niveau de l’échelle dans la case “non essentiel”. Pourtant bien que conscient des enjeux épidémiques, les organisateurs en tout genre ont tout mis en œuvre pour protéger au maximum les participants des quelques compétitions qui ont eu lieu. Fin Août, le Team CX4 avait réussi à organiser le “Tour de l’Entre deux Mers” dans des conditions satisfaisantes et aucune personne ne s’est plaint par la suite de contamination quelconque. Donc pourquoi ne pas faire confiance aux organisateurs et participants, qui sont pour l’ensemble adultes et responsables, et d’essayer de reprendre une vie compétitive un temps soit peu normal, en respectant les protocoles dictés par les autorités.

Aujourd’hui le monde amateur est à l’arrêt et beaucoup de gens regardent ailleurs, notamment vers le monde professionnel où les rencontres se déroulent normalement ou presque. Mais demain que va t’il se passer pour ce monde professionnel qui n’est que la partie visible du monde amateur. En effet, tous les sportifs de haut niveau de tous les sports en France, sont passés par “les rencontres de clocher” ou  “les courses de clocher” pour le monde cycliste, et le vrai souci aujourd’hui, c’est que la situation actuelle n’encourage pas les jeunes à se lancer dans des activités physiques sans perspectives de confrontations immédiates. L’économie des clubs amateurs, et donc leur survie, passe pour la plupart, par les règlements des  licences. Or, pourquoi les parents prendraient des licences à leurs enfants pour au final ne pas en avoir besoin. De plus, licences qui coûtent de plus en plus cher, car le coût fédéral demandé aux clubs affiliés par licence contractée est de plus en plus élevé.

Sans parler du sport de haut niveau, ni du coût des licences, le sport pour les jeunes est un formidable vecteur qui les canalise dans leurs activités. En effet, à un âge ou ils sont en pleine construction, où ils cherchent leur place dans cette société, et où les tentations en tout genre fleurissent, le sport en compétition leur offre un objectif qui les anime. Aujourd’hui cette absence de vision et de perspective pourrait engendrer une défection massive chez les jeunes sportifs de 12 à 20 ans, et les conséquences médicales à long terme seront beaucoup plus importantes qu’un virus à court terme: obésité, dépression, alcoolisme etc…

Pourvu que les autorités gouvernementales relayées par les fédérations se rendent compte  de la situation préoccupante que beaucoup nient, et que dans un premier temps les jeunes sportifs et sportives puissent reprendre très vite le chemin des stades ou, pour ce qui nous intéresse, des circuits cyclistes avant qu’il ne soit trop tard.

(PS: certains seront peut être choqués par cet article sur ce blog qui a plus pour habitude d’avoir une vision objective en  relayant les résumés de courses cyclistes et plus précisément les cyclo-cross, plutôt que de tirer le signal d’alarme. Veuillez nous en excuser.)

Démarrez une conversation

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *